La violence pourrait ne pas toujours avoir existé.

Des scientifiques et des militants de l’empathie sont rassemblés dans un projet simple et ambitieux : montrer que la brutalité n’est pas forcément inhérente à l’animal humain mais surtout que nous pouvons changer.

Il fut un temps où la violence n’existait pas. Ce n’est pas une vue de l’esprit, un rêve, ou une fable, ou encore de la spéculation philosophique. De plus en plus, c’est le scénario qu’ébauchent les sciences, au confluent de l’archéologie, de l’anthropologie, de la biologie de l’évolution, des disciplines qui étudient le cerveau et la psyché.

L’image d’une nature humaine faite de violence et de compétition est mise à mal par le savoir contemporain qui en substitue une autre, faite d’empathie et de coopération. Les connaissances sur la nature humaine rendent ainsi possible d’imaginer un monde sans massacres, sans guerres, sans brutalité : rien de ceci ne serait en effet inévitable !

«Je suis partie d’un agacement qui venait du fait d’entendre toujours la même chose – nous sommes violents, c’est la nature humaine, ça a toujours existé –, alors que ces affirmations ne se basent sur rien. En tant que scientifique, je me suis dit: interrogeons les données.»

Marylène Patou-Mathis préhistorienne  ” Préhistoire de la violence et de la guerre

patou-mathis

Dans cet ouvrage la scientifique déconstruit l’image d’un homme préhistorique belliqueux

 

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1 réponse

  1. Merci pour cette nouvelle réconfortante. En effet, le monde animal ne commet ni meutre , ni violence gratuite. Lorsque l’on taxe de cruauté un chat qui “s’amuse” avec sa proie, il s’agit d’un jugement produit par nos conceptions de la cruauté qui prennent leur source dans les exemples d’actes barbares typiquement humains. En réalité, le chat ne fait que travailler ses aptitudes de chasseur, comme le lui a enseigné sa mère. Chez l’humain, nos actes résultent trop souvent de la prise de pouvoir du mental au détriment de la conscience. Il est donc possible qu’en des temps très anciens, la proximité avec la nature étant bien plus importante, l’Homme était, lui aussi, dénué de violence absolue.

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