Science de l'expansion de la conscience et de la libération de l'énergie

Voie dit royale du Yoga parce que basée sur un travail essentiellement de concentration mentale. Inclue notamment toutes les pratiques de méditation

Félicité en Sanskrit « Ananda »

C’est la recherche d'un parfait équilibre entre 2 forces : la force de vie et la force mentale qui permettent l’éveil d'une troisième, le flux d’énergie spirituel où s'éveille la conscience supérieure.

La pensée devient unique. État de méditation

Étape de concentration en dehors de toutes agitations sensorielles

Retrait sensoriel ou devenir le spectateur des stimulis sensoriels

Contrôle de l'énergie vitale

Contrôle de l'énergie vitale par le contrôle du souffle

Code éthique personnel.

Discipline sociale.

Yoga dit royal, Yoga dit aussi de la méditation. En réalité inclus de nombreuses pratiques.

Comprenant le yoga postural, le Pranayama et d’autres pratiques corporelles essentiellement.

Posture immobile et confortable, état d'être entraînant une concentration spontanée.

Le Raja Yoga

La pratique de cette science prend sa source dans le mental, elle développe une volonté claire et sûre et suscite l’intuition. C’est la science de la discipline mentale. Fondée sur la perfection éthique et morale, elle nous amène à prendre conscience du fonctionnement mental par l’exploration du monde intérieur, puis d’en surmonter ses limites et d’en maîtriser les tendances, développant le contrôle des sens elle mène à la méditation. Elle intègre un grand nombre de sciences Yogiques et de techniques, la plus connue étant l’Asthanga Yoga, le Yoga aux 8 étapes de Patanjali. Certaines écoles ont mixé le HATHA YOGA avec le RAJA YOGA.
Le Raja Yoga s’apparente le plus souvent avec les 8 étapes (Asthanga) décrites par Patanjali dans ses Sutras:
YAMANIYAMAASANA (généralement uniquement les postures assises de méditation) – PRANAYAMAPRATYAHARADHARANADHYANA – SAMADHI

Il est généralement admis que cette voie ou science englobe la plupart des techniques Tantriques, (mais toujours enseignée dans le Yoga intégral) . Voir Tantra.

Yama

5 Codes moraux ou lois d’abstinences, ou retenue ou maîtrise de soi, ou discipline sociale, visant à purifier notre mental de toutes agitations et conflits. Considérer dans les trois aspects de l’expression intellectuelle ou mentale (BAUDHIKA), verbale (VACHIKA) et physique (SHARIRIK).

  • Nom Violence, AHIMSÂ
  • La vérité ou véracité, SATYA
  • Non vol, l’honnêteté ASTEYA
  • Célibat ou l’abstinence sensuelle pour les ascétiques, ou contrôle sexuel pour les plus libéraux, BRAHMACHARYA
  • La non possession ou non avidité ou encore le non attachement, APARIGRAHA

Niyama

5 Codes moraux ou lois d’observances, ou code éthique personnel visant à purifier notre mental de toutes agitations et conflits. Considérer dans les trois aspects de l’expression intellectuelle ou mentale (BAUDHIKA), verbale (VACHIKA) et physique (SHARIRIK).

  • La pureté, SHAUCHA
  • Contentement, SANTOSHA
  • L’austérité pour fortifier la volonté, TAPAS
  • L’étude de soi, SVÂDHYÂYA
  • L’abandon à la conscience suprême, ÎSHWARA PRANIDHÂNA

Il est a noter que ces codes moraux tombent sous le sens et sont complètement implicites dans la quête de l’acte juste, à fortiori si l’on y intègre la notion d’AMOUR qu’enseigne PREMDÂS qui nous invite à les regrouper sous le non “loi de VIE”.

Le processus de méditation

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L’un des buts de la méditation est de retirer notre conscience des contingences extérieures, ne serait ce qu’un instant, pour la diriger vers le dedans, pour prendre conscience de notre nature véritable où règne JOIE et PLENITUDE, puis d’arriver à relier les deux, l’union de l’intérieur, conscience supérieure et l’extérieur, conscience agissante.
Les 4 étapes fondamentales décrites par PATANJALI :

  • PRATYAHARA, retrait des sens. Le TANTRA distingue 2 étapes, le retrait des sens physiques et le retrait du sens de la pensée (la pensée prenant source dans le mental étant vu là comme un sens). Par ailleurs la pratique, nous montre que l’on peut clairement distinguer une 3ème étape importante qui s’intercale entre les 2 précédentes et parfois difficile à dépasser pour l’occidental, le retrait par rapport au flux et reflux de la respiration, qui est d’ailleurs la pratique centrale de ZEN.
  • DHARANA, concentration
  • DHYANA, méditation. Cette étape et la précédente sont le plus souvent difficiles à distinguer l’une de l’autre et entre le PRATYAHARA et SAMÂDHI tant le « basculement » après le retrait des sens de l’activité cognitive vers le SAMÂDHI se produit subitement.
  • SAMÂDHI, l’identification à la conscience pure. Il existe plusieurs types de SAMADHI selon les écoles et doctrines. Mais il faut en distinguer 2 essentiellement : le SAMADHI atteint dans l’ascèse immobile retiré de toutes actions et donc de toute vie sociale et le SAMADHI, conscience spirituelle, unie et permanente avec le mental agissant.

Essai sur la Guîta, SRI AUROBINDO

Libres alors des réactions, les sens seront délivrés des maux de la sympathie et de l’antipathie, échapperont à la dualité du désir positif et négatif, et le calme, la paix, la clarté, la tranquillité heureuse, âtma-prasâda, s’établiront en l’homme. Cette claire tranquillité est la source de la félicité de l’âme; le chagrin commence à perdre son pouvoir de toucher l’âme en paix; l’intelligence est rapidement établie dans la paix du moi; la souffrance est détruite. C’est à cette fixité calme, sans désir ni chagrin, de la bouddhi en son équilibre essentiel et sa connaissance de soi, que la Guïta donne le nom de samâdhi. Le signe de l’homme en SAMÂDHI n’est pas qu’il perd conscience des objets et de son entourage, de son moi mental et physique, et qu’on ne peut l’y rappeler ni en brûlant ni en torturant le corps – idée ordinaire de la question. La transe est une intensité particulière, non l’indice essentiel. C’est par l’expulsion de tous les désirs, par leur impuissance à atteindre le mental, que la preuve est fournie, par l’état intérieur dont s’élève cette liberté, par la joie de l’âme recueillie en elle-même, le mental étant égal, tranquille et en un équilibre élevé bien au-dessus des attirances et des répulsions, des alternances de soleil, d’orage et de tension de la vie extérieure. L’âme est retirée au dedans alors même qu’elle agit extérieurement; elle est concentrée en soi alors même qu’à l’extérieur elle regarde intensément les choses ; elle est entièrement dirigée vers le Divin alors même qu’elle est, par la vision extérieure des autres, occupée et absorbée par les affaires du monde.

Le paradoxe de la méditation

Le paradoxe de la médiation est qu’elle a besoin du mental pour aller au-delà du mental !